Si l'une de ces 4 conditions manque, la clause est nulle (nullité relative — seul le salarié peut l'invoquer, pas l'employeur). Selon la jurisprudence, le salarié peut l'ignorer sans risque. Mais s'il respecte la clause même nulle, la contrepartie financière reste en principe due — à confirmer avec un professionnel.
Condition 1 — Indispensable
🎯 Intérêt légitime de l'entreprise
La clause doit protéger un intérêt réel : clientèle, savoir-faire spécifique, secret de fabrication. Elle ne peut pas viser à empêcher la mobilité professionnelle en général.
Condition 2 — Indispensable
📏 Limitation dans le temps
La durée doit être expressément fixée dans le contrat. La jurisprudence admet généralement 1 à 2 ans. Au-delà, la clause risque l'annulation. Sans durée fixée : nulle.
Condition 3 — Indispensable
🗺️ Limitation dans l'espace
La clause doit définir un périmètre géographique précis (région, département, pays). Une clause s'appliquant sur tout le territoire sans justification peut être jugée excessive.
Condition 4 — Indispensable
💶 Contrepartie financière obligatoire
La clause doit prévoir une contrepartie pécuniaire versée après la rupture du contrat. Sans contrepartie financière = clause nulle de plein droit (Cass. soc. 10 juil. 2002).
🧮 Estimer la contrepartie financière
€/mois
mois
Généralement 12 à 24 mois. Au-delà de 24 mois, risque de nullité.
% du salaire
La jurisprudence valide généralement un minimum de 30 à 33% du salaire mensuel. En dessous : risque de nullité.
Contrepartie mensuelle estimée
—
Total sur la durée
—
Niveau
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⚖️ Règles essentielles
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Clause nulle = liberté totale
Si l'une des 4 conditions fait défaut, la clause est réputée non écrite. Le salarié peut invoquer la nullité pour travailler chez un concurrent. Il conserve la contrepartie uniquement pour la période où il a respecté la clause — les versements s'arrêtent dès qu'il rejoint le concurrent. S'il a déjà reçu des sommes pour une période où il était déjà chez le concurrent, il devra les rembourser.
Le salarié garde la contrepartie
⏰
Renonciation possible par l'employeur
L'employeur peut renoncer à la clause au moment de la rupture (ou dans le délai prévu par la convention). Cette renonciation libère le salarié et dispense l'employeur de verser la contrepartie.
Délai fixé par convention
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Violation de la clause par le salarié
En cas de violation, l'employeur peut demander en justice : la cessation de l'activité concurrente (en référé), des dommages et intérêts, et le remboursement des contreparties versées.
Risque de remboursement + dommages
📋
Applicable quel que soit le motif de rupture
La clause s'applique en cas de licenciement, démission, rupture conventionnelle ou fin de CDD. Sauf si la convention prévoit une exclusion pour certains motifs (licenciement économique par exemple).
🔍
Périmètre d'activité précis requis
La clause doit viser des activités concurrentes précises, pas toutes les activités professionnelles du salarié. Une clause trop large (ex. "toute activité similaire dans n'importe quel secteur") peut être annulée.
Périmètre délimité obligatoire
Jurisprudence sociale — Cass. soc. 10 juil. 2002 (contrepartie obligatoire) · à jour juin 2026. Aucun montant minimal légal : la contrepartie est fixée par la convention collective ou le contrat (souvent 1/3 à 2/3 du salaire) — estimation indicative.
En cas de doute sur la validité d'une clause, consulter un professionnel.
⚖️ Tout reste sur ton appareil.
Ce module explique les 4 conditions cumulatives pour qu'une clause de non-concurrence soit valide. Si une seule manque, la clause est nulle.
Le calculateur estime la contrepartie financière minimale selon la jurisprudence (≥ 30% du salaire mensuel).
⚠️ Outil pédagogique — pas un avis juridique
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